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...et de dix pour Neurodis !

La Fondation Neurodis s’est donné pour mission d’apporter de nouvelles solutions de recherche en Neurosciences afin que les malades bénéficient au plus vite des avancées médicales sur le cerveau.
Pour accomplir cette mission, un des rôles de la fondation est de créer des postes pour les jeunes chercheurs et de recruter des chercheurs internationaux.

Ainsi en moins de deux ans, la Fondation Neurodis a lancé 5 appels d’offres qui ont abouti au recrutement de 10 nouveaux chercheurs qui viennent apporter leur expertise et leur expérience aux équipes de recherche déjà existantes sur notre territoire Rhône-Alpes-Auvergne. Sur ces 10 chercheurs, 7 sont de nationalité étrangère et 2 sont des jeunes chercheurs français en poste à l’étranger depuis plusieurs années souhaitant revenir en France. 78 candidats ont postulé à nos appels d’offre, 75% d’entre eux étaient étrangers, représentant 21 nationalités différentes.

Cette orientation internationale de nos recrutements répond à une stratégie affirmée de la Fondation dans le but de renforcer l’attractivité de la recherche en neurosciences dans nos régions Rhône-Alpes et Auvergne par l’apport de chercheurs étrangers.

On nous interroge souvent : « nos chercheurs français ne sont pas bons pour que vous recrutiez ainsi essentiellement des chercheurs étrangers ? » Non pas, bien au contraire, et les concours de recrutements opérés par les établissements publics de recherche, Inserm, CNRS, et auxquels postulent les jeunes chercheurs français, sont d’une compétitivité extrême.

Les chercheurs recrutés par la Fondation, quant à eux, répondent à des profils très précis quant aux compétences et savoir-faire requis ; leur recrutement est toujours le résultat d’une sélection rigoureuse de leur dossier de candidature par des experts externes à la Fondation, et après audition par un jury composé de membres du Comité de Pilotage Scientifique de Neurodis.

Par le multiculturalisme de ses chercheurs, la Fondation Neurodis contribue au rayonnement international des neurosciences des régions Rhône-Alpes et Auvergne, et participe à la densification du tissu scientifique et au développement économique régional.

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L'éditorial

La maladie de Parkinson : Beaucoup reste à faire
et la Fondation Neurodis s’y emploie.

   La découverte des effets bénéfiques de la L-Dopa dans le traitement  de la maladie de Parkinson fut certainement une révolution thérapeutique. Pour la première fois en effet les symptômes d’une maladie liée à la dégénérescence d’une population spécifique de neurones, responsable de la production et de la libération d’un neurotransmetteur, se révélaient réversibles à condition de fournir au cerveau la L-Dopa précurseur indispensable à la synthèse du neurotransmetteur déficient, en l’occurrence la Dopamine.

   Tous les patients souffrant de la maladie de Parkinson sont aujourd’hui traités soit par la L-Dopa, soit par des molécules dites ‘agonistes’ qui miment l’action de la Dopamine sur ses récepteurs spécifiques. Un nombre beaucoup plus restreint de patients chez qui la L-Dopa a épuisé ses effets, ou qui présentent des symptômes peu sensibles au traitement médical, bénéficient de la  neurostimulation cérébrale profonde, mise au point à Grenoble par l’équipe du Pr Alim-Louis Benabid.
  
   Pour autant de nombreuses questions restent en suspens, dont deux auxquelles les équipes de Neurodis cherchent à apporter des réponses :

  1. Les traitements actuels compensent les effets de la dégénérescence des neurones producteurs de Dopamine (neurones dits ‘dopaminergiques’) et effacent  les principaux symptômes moteurs de la maladie (rigidité, ralentissement de la programmation et de  l’exécution de l’action (akinésie) et tremblement) mais ils n’enrayent pas le processus causal de la dégénérescence. Est-il possible de détecter très précocement les effets de la dégénérescence ? Peut-on envisager de la compenser par la greffe de cellules souches capables de synthétiser la Dopamine ? L’équipe d’Emmanuel Procyck à Lyon travaille sur un modèle expérimental permettant de détecter les conséquences de la dégénérescence des neurones dopaminergiques dès ses stades initiaux, avant l’apparition des symptômes moteurs, puis de tester leur réversibilité après greffe de cellules souches productrices de Dopamine. Ce travail très prometteur est mené à l’Institut ‘Cellules Souches et Cerveau’ ; Charlie Wilson, chercheur britannique de l’Université d’Oxford, vient d’être recruté par Neurodis sur ce projet dans l’équipe d’Emmanuel Procyck.

  2. La carence en Dopamine perturbe non seulement la motricité, mais aussi la régulation de l’humeur en induisant apathie et dépression ; inversement sa compensation par le traitement peut entraîner des comportements pathologiques dits ‘hyperdopaminergiques’ avec achat compulsif, jeu pathologique, hypersexualité, addiction... Le mécanisme de ces effets collatéraux des traitements dopaminergiques est mal connu ; l’équipe de Marc Savasta à l’Institut de Neurosciences de Grenoble s’attache à le comprendre de façon à pouvoir le corriger. Neurodis a installé dans cette équipe Sébastien Carnicella, chercheur de nationalité française de retour de l’Université de San Francisco après 4 ans de post-doctorat. Sébastien Carnicella est un spécialiste des comportements d’addiction chez le rat, la connaissance de leur mécanisme dopaminergique permettra la mise au point de traitements permettant d’éviter leur irruption au cours du traitement par L-Dopa ou neurostimulation chez les patients.


   Ces deux actions de Neurodis s’inscrivent parfaitement dans sa mission d’accélérateur de la recherche depuis le laboratoire jusqu’au lit du malade ; notre vœu le plus cher est que, grâce à elles, le traitement de la maladie de Parkinson soit encore plus efficace et mieux toléré dans les prochaines années.

   Pr. François Mauguière
   Directeur de Neurodis

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TLM Journal télévisé - 01 octobre 09

ACTUALITÉS

La fondation recrute

Poste de postdoctorant Imagerie TEP Neurosciences

La vie de la Fondation

Merck Serono renforce son soutien à Neurodis

Neurodis partenaire du Forum BioVision 2011

Nos nouveaux chercheurs

La Chaire d'Excellence en Neuroimagerie fonctionnelle : Alexander HAMMERS et Rolf HECKEMANN

La Fondation Neurodis

Le rapport Scientifique 2009

Le rapport moral et compte-rendu de gestion 2009

Le 1er rapport du Conseil Scientifique International (24 novembre 2009)

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Interview de Jacques Lambert, Président de la Fondation