Annick Charlot, qui se destinait à une carrière scientifique avant de s’engager dans la danse, devient chorégraphe de la Compagnie Acte en 2000. Ses chorégraphies sont nourries d’un travail collectif associant la Compagnie et des chercheurs de disciplines différentes, une manière d’inventer un autre regard sur la science et l’art. Parmi ses nombreuses créations, citons :
- Danse Experimenta et Resistencia où elle explore la notion de résistance : résistance de la matière et des corps aux contraintes physiques, résistance immunologique, aux virus, stratégie du vivant, et enfin résistance psychologique et philosophique ;
- Résilience, nos manières d’aimer, qui interroge l’humain de l’intérieur, à la recherche de ce ressort invisible qui permet de rebondir dans l’épreuve en faisant de l’obstacle un tremplin, de la fracture une force, de la fragilité une richesse, des impossibles un ensemble de possibles, cette résilience ;
- Avec, ou sinon rien, huit récits dansés qui s’emparent du phénomène de résonance. Annick Charlot y explore la propagation d’énergie et d’émotion entre les êtres et les corps, l’empathie, la démultiplication des forces, ce qui nous agrège ou nous désagrège. Quelle est cette fragile construction de l’être-ensemble ?
La fondation Neurodis souhaite s’ouvrir au-delà des mondes de la médecine et de la recherche sur le handicap neurologique. Par ce partenariat avec la Compagnie Acte, la fondation Neurodis a pris le parti de l’image du corps, un corps qui résonne, un corps qui résiste… « un corps blessé dans une âme cabossée qui pourrait faire surgir des ressources inconnues et illimitées ».