Article


10.04.2018

Éric Fakra, Psychiatre adultes et infanto-juvénile au CHU de Saint-Étienne

L'équipe Neurodis a tendu le micro à Éric Fakra qui a été récemment nominé en tant que membre du Comité Exécutif de Neurodis. Découvrez son métier et le regard qu'il porte sur la Fondation !

Quel est votre métier ? 

Je suis Professeur des universités-Praticien hospitalier de Psychiatrie Adulte. Mon exercice se réparti donc entre la clinique et les activités universitaires (recherche et enseignement). Sur le plan clinique, j'occupe la fonction de chef de service au CHU de Saint-Étienne. 

Dans quelle structure travaillez vous ?

Je travaille au CHU de Saint-Étienne et au sein d'une équipe d'accueil des Troubles du Comportement Alimentaire, Addictions & Poids Extrêmes (TAPE) qui se trouve à l'Université Jean Monnet (Saint-Étienne). De plus, je collabore étroitement avec l'équipe Psychiatric Disorders: from Résistance to Response (PsyR²) au Centre re Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL). 

Quel est le sujet de vos recherches ? 

Au niveau de la recherche, Mon travail de recherche porte notamment sur les réponses émotionnelles dans les troubles psychiatriques, en particulier la schizophrénie, avec une approche pharmacologique, génétique (et biologie moléculaire) ainsi qu'en imagerie. 

Comment est constituée votre équipe ? 

Au niveau de la recherche, l'équipe des Troubles du Comportement Alimentaire, Addictions & Poids Extrêmes (TAPE) associe plusieurs disciplines médicales (endocrinologie, nutrition, psychiatrie, pédiatrie et chirurgie). L'équipe Psychiatric Disorders : from Résistance to Response (PsyR²) regroupe quant à elle des chercheurs cliniciens à temps plein. 

Pouvez-vous nous décrire une journée type ? 

Mes journées sont longues ! Elles sont occupées à la fois par mes fonctions de chefs de service et notamment la réorganisation du service ainsi que le suivi clinique des patients qui reste ma première vocation. 

Dans mes journées, je dédis également du temps à l'enseignement à la fois à l'Université et aussi dans les services cliniques. Enfin, j'ai à cœur =que les activités de recherche soient adossées aux activités clinique, notre discipline devant relever d'importants défis en termes de compréhension des mécanismes éthiopathogéniques et d'amélioration des thérapeutiques. 

Comment ces recherches peuvent-elles améliorer les soins aujourd'hui, ou dans un avenir plus lointain / Comment ces recherches peuvent-eûmes faire avancer la connaissance sur le cerveau ? 

L'approche translationnelle tente de relier les marqueurs biologiques à plusieurs niveaux, variant génétiques, expression des gènes (transcriptomes) qui est un premier niveau des interactions gènes - environnement et profils neurofonctionnels, ici considérés comme un phénotype intermédiaire de pathologie psychiatrique. 

Les modalités d'association entre ces biomarqueurs, au travers de modèles biostatistiques permettaient d'avancer dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques des dimensions cliniques, parfois selon un continuum* normal-pathologique. Il est intéressant d'étudier comment des facteurs environnementaux dont l'implication est reconnue dans les troubles psychiatriques, comme par exemple le fait que les traumatismes infantiles peuvent laisser des empreintes psychopathologiques durables chez l'individu, potentiellement identifiables selon ces cascades neuro biologiques.

L'exploration de ces phénomènes chez des sujets sains apparentés de patients souffrant de troubles psychiatriques  permettent de révéler l'expression de la vulnérabilité génétique sans les facteurs confondants directes ou indirects inhérent à la pathologie, ou les facteurs protecteurs qui ont permis à ces sujets de ne pas développer de pathologie. De manière similaire, l'étude de patients dans les stades précoces de la maladie (prodromes, premier épisode) permet de s'affranchir de certains facteurs confondants (traitement, adaptation et remaniement secondaire à l'éclosion des troubles, etc).

Ces études ouvrent également la voie à la découverte de marqueurs pronostics de l'évolution ou de la réponse thérapeutique à un niveau individuel. 

Qu'est-ce que la Fondation Neurodis a apporté dans votre travail ? 

La Fondation regroupe un large réseau de chercheurs et de cliniciens qui s'intéressent aux troubles neuropsychiatriques, bénéficiant ainsi d'une expertise unique dans la région et même, plus largement; au niveau national. Neurodis permet à la fois de faire connaitre et de soutenir des projets innovants, de rapprocher des équipes ayant des expertises complémentaires et de transmettre les avancées de ces recherches à un plus large public, notamment aux patients et à leurs familles. 

* Continuum : ensemble d'éléments homogènes 

 

 


 

 

 

 

 








<- retour vers Liste des actualités


Retour sur l'événement "Neurosciences et liberté : cerveau et machines intelligentes" !

Le 12 novembre dernier, cette journée de conférences organisée en partenariat avec l'Université Catholique de Lyon et l'Université Laval (Mo[...]


Le Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables Rhône-alpes remet un chèque de 3500€ à Neurodis !

Le 7 octobre dernier, les experts-comptables ont couru sous les couleurs de Neurodis dans le cadre du Run In Lyon. Grâce à leur participatio[...]


Conférence sur les AVC le 6 décembre à Vienne !

Soirée gratuite et en présence d'un traducteur LFS [...]