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Les domaines de recherche

La Fondation Neurodis s'engage dans la recherche dans de nombreux domaines 

   

La neuro-imagerie : à la pointe de la technologie

La neuro-imagerie permet de voir, sans risque, l’anatomie de notre cerveau, de tracer les connexions entre ses différentes zones et de comprendre comment il fonctionne dans les conditions normales et lorsqu’il est atteint par les maladies neurologiques les plus fréquentes comme l’épilepsie, l’Accident Vasculaire Cérébral, la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.

Il existe différentes techniques d’imagerie cérébrale qui ont chacune leur intérêt spécifique :

  • La Tomographie par émission de positons, connue sous le nom de PET-Scan, qui permet de guider la localisation de  la zone du cortex qui doit être opérée pour guérir les épilepsies partielles résistantes aux traitements par les médicaments est très utile (zone épileptogène) ;
  • l’IRM fonctionnelle est nécessaire pour comprendre comment les réseaux de neurones de notre cerveau se réorganisent pour récupérer une fonction perdue à la suite d’une lésion cérébrale en particulier lors d'un AVC ;
  • la MEG (MagnétoEncéphaloGraphie) qui consiste à enregistrer les champs magnétiques émis par les neurones est très utile pour guider l’implantation d’électrodes dans le cerveau destinées à tracer les frontières de la zone épileptogène ;
  • Une nouvelle modalité d’imagerie, l’IRM-TEP est maintenant disponible à Lyon. Elle permet de réaliser simultanément les deux types d’examen, augmente la précision de la localisation des lésions cérébrales, permet de comprendre le mode d’action des traitements dans les maladies neurologiques (comme la maladie de Parkinson) et psychiatriques (comme la dépression ou la schizophrénie).

En soutenant la recherche en Neuro-imagerie vous contribuez à l’amélioration des diagnostics et des traitements, et dans le même temps vous permettez à Lyon de conserver sa position de leadership en neuro-imagerie en Europe.

Pour en savoir plus :

 

   

Les maladies mentales : déchiffrer les anomalies et mieux soigner

En 2010 la Commission Européenne a estimé à 798 milliards € le coût des maladies du cerveau dont 75% sont dédiés aux maladies mentales.

Les maladies mentales comme la dépression, la schizophrénie, les troubles obsessifs-compulsifs, l’autisme traduisent un fonctionnement anormal des circuits cérébraux ou des anomalies de leur développement.

La neuro-imagerie déchiffre petit à petit  ces anomalies et les thérapies comportementales visent à «reformater» le fonctionnement cérébral pour remédier à ces désordres.

Les chercheurs de la Fondation Neurodis travaillent au quotidien pour développer ces nouvelles approches de la maladie mentale et les mettre à disposition du plus grand nombre.

L’actualité sociale récente, et les évènements douloureux vécus dans certaines grandes entreprises nous montrent à quel point il est urgent de rapprocher des disciplines aussi éloignées que les neurosciences de la sociologie et la neurologie de la psychiatrie pour tenter d’apporter des réponses à des problématiques qui interrogent  la société mais aujourd’hui aussi l’Entreprise.

L’établissement du lien entre cerveau et psychiatrie ouvre un champ d’investigation complètement nouveau. Il se traduit par des perspectives de recherche interdisciplinaire allant de la biologie cellulaire au vécu individuel et collectif des maladies du cerveau. Il est par exemple désormais possible d’appréhender des fonctions cérébrales aussi compliquées que l’intelligence sociale et l’adaptation à la prise de décision. Le domaine des troubles mentaux s’ouvre ainsi aux neurosciences.

Neurodis  oeuvre pour mettre les neurosciences au service du diagnostic et du traitement des maladies mentales.
Beaucoup reste à faire pour faire converger Neurologie et Psychiatrie au bénéfice des patients.

La Fondation Neurodis a obtenu en 2012 le soutien de l’Etat et de partenaires privés pour créer à Lyon l’Institut CESAME « Cerveau et Santé Mentale ».

La Fondation Neurodis est également soutenue dans cette action par le CIC-Lyonnaise de Banque au travers de la Chaire CIC-Cerveau et Santé Mentale.

Rejoignez la Fondation dans cet ambitieux challenge.

 

   

L’Epilepsie : l’espoir de la chirurgie

L’Épilepsie touche près d’un individu sur 100 (0,8% de la population).

L’épilepsie, dans un tiers des cas résiste aux médicaments actuellement disponibles, et seule la chirurgie peut apporter la guérison des crises. Mais de nombreux patients n’ont pas accès au traitement chirurgical parce que la localisation de la zone cérébrale à opérer nécessite l’enregistrement des crises par des électrodes placées dans le cerveau.

L’épilepsie est une maladie qui commence le plus souvent dans l’enfance et peut durer toute une vie détériorant la qualité de vie du malade et de ses proches.

Neurodis se mobilise pour que tous les patients pouvant bénéficier d’un traitement chirurgical de l’épilepsie y aient accès.

En soutenant la plate-forme "Signaux Intracérébraux" vous permettez d’augmenter les capacités d’enregistrement intracérébral des crises épileptiques à l’Hôpital Neurologique du CHU de Lyon et ainsi vous donnez accès à la chirurgie à un plus grand nombre de patients.

Pour réussir les chercheurs et les médecins qui travaillent sur l’épilepsie ont besoin de vous et de vos dons !

 

   

Le handicap sensoriel et moteur : les nouvelles technologies au service du handicap

Les lésions du cerveau et en particulier les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) peuvent laisser des séquelles (hémiplégie, troubles du langage, perte de vision dans une moitié du champ visuel…) responsables de handicap.

Les recherches menées au sein de la Fondation visent à analyser le mécanisme des séquelles sensorielles et motrices des lésions cérébrales grâce à la réalité virtuelle, et à développer de nouvelles méthodes de rééducation pour faciliter la récupération des déficits en favorisant la plasticité cérébrale.

Les chercheurs du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, soutenus par Neurodis mettent au point des interfaces entre le cerveau et l’ordinateur pour compenser le handicap lié aux lésions cérébrales.

Ces approches nouvelles et innovantes sont un espoir pour tous ceux qui souffrent d’un handicap lié à une lésion cérébrale;

Avec vous faisons de cet espoir une réalité.

 

   

La douleur : mieux connaître la douleur pour mieux la combattre

Parmi les douleurs chroniques dont souffre un tiers de la population celles résultant d’une lésion du système nerveux (douleurs neuropathiques comme la névralgie faciale, les douleurs du zona, les douleurs après amputation ou AVC) sont les plus pénibles et les plus résistantes aux traitements anti-douleur (antalgiques) habituels.

Les chercheurs du laboratoire NeuroDol et du CHU de Clermont-Ferrand élucident les mécanismes de la douleur et l’effet des nouveaux antalgiques par des études cliniques et fondamentales.

Ceux de l’équipe "Neuropain" à  Lyon et Saint-Etienne analysent les mécanismes des douleurs neuropathiques par des techniques de neuro-imagerie. Ils mettent également au point des traitements antalgiques non médicamenteux par la neurostimulation. Cette technique innovante vise à bloquer la douleur par l’application de champs électriques ou magnétiques au niveau de la moelle ou du cerveau.

La recherche dans ce domaine doit encore innover pour mieux contrôler les douleurs neurologiques.

 

   

La maladie de Parkinson : trouver de nouveaux traitements

En France, la maladie de Parkinson concerne environ 150 000 personnes, avec 8 000 nouveaux cas chaque année. Elle est la pathologie neurodégénérative la plus répandue après la maladie d’Alzheimer et constitue la 2ème cause de handicap moteur chez l’adulte après les Accidents Vasculaires Cérébraux. C’est donc un enjeu majeur de santé publique. 

Cette pathologie est causée par une dégénérescence progressive et irréversible des neurones qui produisent de la Dopamine. Lorsque cette dégénérescence dépasse un certain seuil se développent les signes moteurs caractéristiques de la maladie de Parkinson tels que la rigidité, l’akinésie (impossibilité d’initier des mouvements),  la bradykinésie (ralentissement des mouvements), le tremblement de repos ou encore une instabilité posturale. Les patients peuvent également présenter des symptômes non moteurs tels que la dépression, l’anxiété ou encore des troubles du sommeil.

La neurostimulation cérébrale profonde mise au point au CHU de Grenoble au début des années 90 permet de traiter les symptômes moteurs de la maladie (tremblement, lenteur d’exécution des mouvements, rigidité musculaire) lorsque les médicaments sont insuffisants.
A l’Institut des Neurosciences de Grenoble, les chercheurs analysent le mécanisme d’action de la neurostimulation cérébrale profonde et ses effets sur le comportement, à la recherche de nouvelles cibles de stimulation dans le cerveau ; Mais la neurostimulation cérébrale profonde traite les symptômes de la maladie de Parkinson sans la guérir.

Au CHU de Lyon les chercheurs étudient par la neuro-imagerie comment la neurostimulation agit sur les circuits de la dopamine dans le cerveau.

La recherche sur la maladie de Parkinson c’est comprendre le rôle de la dopamine mais aussi d’autres neurotransmetteurs tels que la serotonine dans les troubles moteurs et non moteurs (anxiété, depression, apathie…) observés dans cette maladie. Une étroite collaboration entre les CHU de Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand permet ces recherches.

Ces études chez l’homme sont associées à des recherches plus fondamentales chez l’animal réalisées au sein du centre de neurosciences cognitives de Lyon et de l’Institut des Neurosciences de Grenoble permettant d’aller plus loin dans notre compréhension de cette maladie

Enfin la plate-forme d’ingénierie cellulaire installée au sein de l’Institut Cellules Souches et Cerveau a pour objectif le traitement de la maladie par greffe intracérébrale de cellules produisant la Dopamine, susceptible de remédier ainsi réellement à la maladie de Parkinson.

Aucune piste ne doit être écartée pour trouver le remède à cette maladie, seconde cause de handicap moteur.

 

   

Franchir les barrières sang-cerveau : Un enjeu majeur pour traiter les tumeurs cérébrales et la sclérose en plaques

Le cerveau est protégé par des « barrières » qui le séparent du sang et ne laissent passer que les molécules qui lui sont utiles. Ces barrières rendent inefficaces de nombreux médicaments qui pourraient être utilisés pour traiter les tumeurs cérébrales et d’autres maladies du cerveau. Dans les maladies neuro-inflammatoires comme la sclérose en plaques cette « barrière sang-cerveau » ne fonctionne pas normalement.

Comprendre comment agissent ces barrières et pourquoi leur fonctionnement est anormal dans les maladies inflammatoires du cerveau est l’un des enjeux de la recherche menée sur la plateforme ‘d’exploration des interfaces sang-cerveau’ créée par l’Institut CESAME de la Fondation Neurodis. Cette recherche permettra notamment de développer des molécules anticancéreuses capables de pénétrer sélectivement dans les tumeurs cérébrales. Les modèles mis en place sur cette plateforme permettront aussi de comprendre le fonctionnement des barrières sang-cerveau en pédiatrie. Les enfants bénéficieront ainsi de l’amélioration des moyens de recherche pour mieux les soigner et les protéger.

Un autre objectif de la Fondation Neurodis est de développer un programme de recherche sur les maladies auto-immunes dans lesquelles l’organisme s’immunise contre le tissu cérébral en produisant des anticorps anormaux qui pénètrent dans le cerveau pour empêcher les neurones de fonctionner normalement ou même les détruire.

Les conséquences de ces différentes maladies sont dramatiques pour les patients, et ont un coût sociétal très élevé. Chaque étape de la recherche permettant d’y remédier est cruciale. Comprendre les « barrières sang-cerveau » permettra des avancées majeures dans le traitement des maladies du cerveau.

 


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