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La Recherche sur les maladies neurodégénératives

La Fondation Neurodis finance plusieurs projets de recherche clinique sur les maladies neurodégénératives, parmi lesquelles la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer sont les plus connues car ce sont également les plus fréquemment rencontrées chez les patients atteints d’une maladie du cerveau liée au vieillissement. Ce programme, d’un montant total de 136 000 € a pu être engagé grâce aux dons affectés par nos généreux donateurs à certaines thématiques de recherche et maladies.

 

Rêves agités dans la maladie de Parkinson, est-ce un facteur de risque de troubles du contrôle des impulsions? Étude d’imagerie fonctionnelle

Responsable du projet : Pr Maria Livia Fantini

Equipe de recherche menant ce projet : service de neurologie, CHU de Clermont-Ferrand

Calendrier du projet : 15 mois à compter de novembre 2015

 

Les connaissances sur la maladie de Parkinson et notamment ses symptômes moteurs progressent. La prise en charge est de plus en plus personnalisée. Pourtant certaines personnes, environ 30% des patients, développent des troubles appelés  troubles du contrôle des impulsions comme le jeu pathologique, les achats compulsifs, l’hypersexualité qui sont favorisés également par les médicaments à base de dopamine. La survenue de ces troubles correspondrait à l’atteinte spécifique d’une zone du cerveau que l’on souhaite étudier, le système de récompense.

Le système de récompense contrôle le comportement d’une personne en  ajoutant une sensation de plaisir ; il fournit ainsi la motivation nécessaire à la réalisation de certaines actions. 

Nous n’avons pas encore d’outils pertinents  nous permettant de prédire quels seront les patients susceptibles de développer ces symptômes très invalidants de la maladie.

Cependant, récemment, des études ont montré une association entre ces comportements à risque et un trouble spécifique du sommeil appelé trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP). Le TCSP correspond à une agitation nocturne fréquemment accompagnée de rêves intenses. Les patients atteints de TCSP seraient davantage vulnérables à la survenue d’un trouble du contrôle des impulsions. 

Nous émettons l’hypothèse que les patients avec un TCSP auraient une atteinte plus sévère du système de récompense qui entrainerait un risque accru de développer un trouble du contrôle des impulsions.

Afin de vérifier cette hypothèse, l’équipe du Dr Maria Livia Fantini du CHU de Clermont-Ferrand propose de tester le système de récompense  à travers une expérience proposant des récompenses monétaires. Cette expérience sera réalisée dans un appareil d’IRM dont la séquence fonctionnelle permet d’étudier les zones cérébrales mises en jeu lors de ces exercices, et l’intensité de leur sollicitation, chez des patients avec et sans TCSP et chez des volontaires sains.  Si leur hypothèse est confirmée, l’identification des patients à risque de développer des troubles du contrôle des impulsions permettra de personnaliser leur prise en charge (par exemple en évitant certains médicaments pourvoyeurs de ces symptômes) et de mettre en place des stratégies de prévention  (sensibilisation du patient et de l’entourage, surveillance rapprochée). 

Le financement apporté par la Fondation Neurodis permettra de démarrer cette étude au plus tôt au sein du service de neurologie de l’Hôpital Gabriel Montpied en recrutant les patients  et les sujets sains. Une fois les patients recrutés, pourront démarrer les séquences d’imagerie IRM fonctionnelle pendant lesquelles seront réalisées puis analysées les tâches comportementales définies dans le protocole de l’étude.

 

Montant du soutien de Neurodis : 44505 €

 

Diagnostic des protéinopathies TDP-43 par le dosage de la TDP-43 pathologique dans les exosomes du liquide céphalorachidien

Responsable du projet : Dr Pascal Leblanc

Equipe de recherche menant ce projet : Laboratoire de Biologie Moléculaire de la Cellule (LBMC), ENS-Lyon, CNRS UMR5239

Calendrier du projet : 24 mois à compter de novembre 2015

 

La Sclérose Latérale Amyotrophique ou maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs qui entraine une paralysie progressive des muscles volontaires et qui touche près de 8500 personnes en France.

Son pronostic est sombre, le décès survenant dans un délai habituel de 3-5 ans. La SLA est parfois associée à une autre maladie neurodégénérative plus courante appelée Démence Fronto-Temporale caractérisée par des troubles du comportement et du langage progressif. Ces deux maladies ont plusieurs points communs. Tout d’abord, leur diagnostic repose principalement sur l’examen clinique. Il n’existe pas de tests biologiques, appelé aussi « biomarqueurs », permettant de les diagnostiquer précocement et facilement. Deuxièmement, ces deux maladies sont caractérisées par la présence dans le cerveau ou la moelle des patients d’une protéine anormale appelée TDP-43. Nous développons actuellement un test biologique permettant de détecter cette protéine anormale TDP-43 dans les exosomes, microvésicules présentes dans le liquide céphalorachidien et dont nous pensons qu’ils puissent transporter cette protéine. Nous espérons ainsi développer un biomarqueur spécifique de ces maladies afin d’améliorer la fiabilité et la précocité du diagnostic, développer des moyens de monitorer la progression de la maladie et éventuellement la réponse à des traitements futurs. 

Montant du soutien de Neurodis : 25000 € 

 

 


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