Anorexie mentale : le microbiote en renfort de la psychiatrie !

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-ANOREXIE MENTALE-

Selon l'OMS, la psychiatrie représente 2,4 millions de personnes prises en charge en établissement de santé. Les troubles mentaux représentent le premier poste de dépenses du régime général de l’assurance maladie par pathologie, avant les cancers et maladies cardio-vasculaires, soit 19,3 milliards d’euros, et le coût économique et social des troubles psychiques est évalué à 109 milliards d’euros par an.

L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires qui survient le plus souvent au moment de la puberté. Il se manifeste par un refus catégorique de s’alimenter normalement pendant une longue période, pour perdre du poids ou ne pas en prendre. L’anorexie mentale se déclenche le plus souvent entre 14 et 17 ans, et provoque le décès de 5% des patients.

Responsable du projet :

NomGabriel

PrénomTristan

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Nos objectifs :

Notre projet consiste à modéliser l’anorexie mentale, à partir du microbiote intestinal issu des patients. Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes – bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes, dits commensaux – qui vivent dans un environnement spécifique, ici l’intestin.

 

Comment l’équipe souhaite travailler ?

Une étude préliminaire chez des souris stériles transplantées avec des selles issues de patientes souffrant d’une forme grave d’anorexie mentale montre des altérations de comportement et de physiologie. Une étude similaire plus poussée est en cours d’élaboration pour creuser les résultats obtenus. Afin d’améliorer la sensibilité de nos études futures, nous voulons étudier la cognition des animaux transplantés pour la confronter aux altérations connues dans les maladies psychiatriques : mémorisation, les capacités d’inhibition et de prise de décisions etc…

Si l’implantation révèle des altérations similaires à celles des maladies psychiatriques, nous pourrons confirmer la piste du microbiote pour soigner l’anorexie mentale et diriger nos travaux sur les pistes thérapeutiques.

Le matériel nécéssaire 

Pour cela nous avons besoin d’un dispositif d’étude cognitif chez les rongeurs : iMetronic® Polymodal Touchscreen cage.

Le Winsconsin Sorting Card Test (WSCT) est un test cognitif utilisé dans les bilans neuropsychologiques des patients en psychiatrie, révélant des altérations de la flexibilité mentale. Ce test est transposable chez l’animal grâce à la Touchscreen cage. Ce dispositif d’étude potentialisera la validation des résultats de validation des modèles de troubles psychiatriques par transplantation de microbiote intestinal.

250€ / 23 000€

Merci !

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Les étapes du projet:

  • Recueil des échantillons humains
  • Transplantation des échantillons en milieu stérile chez notre partenaire (ANAXEM) sur des animaux gnotobiotiques (dépourvus de microbiote commensal)
  • Études comportementales et cognitives après implantation du microbiote (6 semaines)
  • Études de prise alimentaire et du poids
  • Études des paramètres physiologiques immunitaires, intestinaux, hormonaux, anatomiques.

Equipe – laboratoire : GIMAP (Groupe d’étude de l’immunité muqueuse et agents pathogènes)

Ville : Saint-Étienne

Durée du projet : 1 an

Montant total demandé :  23 000 €

Que va financer le soutien demandé ?
Financement du dispositif iMetronic® Polymodal Touchscreen cage, avec implémentation de tests cognitifs et formation à l’étude sur le dispositif.

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Le bonus : l'interview de Tristan Gabriel !

1. Quel a été votre parcours avant d’arriver au sein de votre équipe de recherche actuelle ?

Je suis titulaire d’un doctorat de médecine en psychiatrie générale. J’ai effectué au cours de mes études de médecine un parcours scientifique en biologie humaine, orienté sur l’immunologie. Actuellement je poursuis cette formation en doctorat de biologie cellulaire et moléculaire co dirigé par Pr Stéphane Paul (GIMAP) et Pr Joel Doré (FiNE), au sein du laboratoire GIMAP De l’université Jean Monnet de Saint Etienne.

2. Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre travail ?

J’aime comprendre, mettre mon immense curiosité au service de la connaissance, innover pour découvrir dans une collaboration avec mes collègues.

3. Comment ce projet de recherche a-t-il vu le jour ?

Ce projet est né de la rencontre avec le Dr Hanachi (FiNE) et de la volonté de comprendre le rôle de l’axe microbiote intestin cerveau dans l’anorexie mentale.

4. Quel est selon vous son aspect le plus attrayant ou novateur pour la santé ?

La modélisation des maladies mentales à partir de transplantation de microbiote intestinal permettra de concentrer la recherche en thérapeutique psychotropes sur les stratégies de modulations de l’écologie intestinale. Ceci permettra la recherche de cibles, le validation pré-clinique, l’évaluation de la sécurité.

5. Quel est votre meilleur souvenir de chercheur ?

Ma carrière est encore courte pour le moment. Je dirai notre première réunion de recherche avec le Dr Hanachi à propos de ce projet, l’énergie intellectuelle, animée par la curiosité partagée pour cette maladie énigmatique, la fusion du regard de la nutritionniste et du psychiatre immunologiste, pour faire naitre un projet innovant.