La vigilance chez l’enfant

La bonne synchronisation de nos horloges biologiques influence la production de mélatonine, le métabolisme, l’humeur, la mémoire, ou encore la cognition. Si le rythme circadien est perturbé par un changement de rythme de vie ou un apport en lumière naturelle trop faible, le décalage de cycle peut provoquer une sensation de mal-être : insomnie, fatigue excessive, perte appétit, difficulté de concentration...

 La vigilance est une composante fondamentale de notre bon fonctionnement dans la vie quotidienne. Elle est régulièrement mise à mal par notre mode de vie (privation de sommeil, exposition prolongée aux écrans, stress…). Les enfants y sont particulièrement sujets. Il existe cependant peu d’outils permettant d’évaluer, de manière objective, son bon fonctionnement aussi bien dans la vie quotidienne qu’au niveau plus fondamental. 

Responsable du projet :

NomFranco

PrénomPatricia

carte de la france

Nos objectifs :

A l’aide d’une tâche d’attention soutenue (BLAST) synchronisée à l’enregistrement électroencéphalographique (EEG) et présentée sous forme de jeu, nous proposons d’évaluer, en temps réel, des marqueurs comportementaux et électrophysiologiques de la vigilance chez des enfants où cette dernière est affectée :

  • les enfants ayant des troubles du sommeil,
  • les enfants avec un Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA-H). 

Ceux-ci pourront ainsi constituer un modèle pathologique de la vigilance d’un point de vue neurocognitif, nous permettant d’améliorer la compréhension des mécanismes influençant la vigilance dans la vie quotidienne.

 

La finalité ?  

Cette étude devrait permettre de développer un outil diagnostic rapide et objectif des troubles de la vigilance et de l’attention en se basant sur des biomarqueurs EEG. Ce nouvel outil pourra être utilisé dans toutes les situations où des troubles attentionnels sont suspectés, face à des difficultés scolaires ou des problèmes de sommeil. Le fait d’avoir une mesure objective des troubles attentionnels permettra, par exemple, d’évaluer les bénéfices du traitement. 

 

La méthode utilisée pour les investigations : l‘électroencéphalographie (EEG) 

C’est une méthode d’imagerie cérébrale qui mesure la stimulation électrique du cerveau à l’aide d’électrodes placées sur la tête. L’EEG est un examen indolore et non invasif qui renseigne sur l’activité neurophysiologique du cerveau. Il peut même servir à la détection de pensée, par exemple savoir à quelle couleur l’utilisateur pense. 

150€ / 23 000€

Merci !

 Nom de l’équipe : 

WAKING – Physiologie intégrée du système d’éveil,  CRNL, INSERM U1028 

Service d’épileptologie clinique, des troubles du sommeil et de neurologie fonctionnelle de l’enfant, (HFME)

Étapes du projet : 

  • Étape 1 : Inclusion des enfants lors de leur hospitalisation dans le service, 
  • Étape 2 : Analyse des données EEG, 
  • Étape 3 : Analyse statistique,
  • Étape 4 : Publication des résultats,

Durée du projet : 16 mois (12 mois d’inclusions)

Montant total demandé  : 23 000€ 

Que va financer le soutien demandé ?

Le soutien demandé sera attribué à des frais de personnel pour participer au salaire d’un étudiant en thèse sur 12 mois (dernière année de thèse) permettant d’aider à la passation des tests neuropsychologiques, au recueil et à la gestion des données à l’analyse EEG et statistique et à la rédaction d’un article (17.000€).

Ce soutien permettra également d’obtenir une licence pour le logiciel Matlab pour l’analyse des données EEG. 

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Le bonus : l'interview de Patricia Franco !

1. Quel a été votre parcours avant d’arriver au sein de votre équipe de recherche actuelle ? 

J’ai commencé à m’intéresser à la recherche lorsque j’étais interne en pédiatrie dans les années 1980. C’était la période où de nombreux nourrissons décédaient pendant leur sommeil (Mort Subite du nourrisson (MSN)). J’ai décidé de faire de la recherche pour que ce drame ne survienne plus dans les familles. Grâce à la recherche, nous avons pu faire régresser la mortalité de 2300 à 400 décès par an en France. Un des mécanismes impliqués dans la MSN serait un déficit des mécanismes d’éveil conduisant ces enfants à ne pas se réveiller pendant leur sommeil lorsqu’ils sont soumis à un stress ou à un environnement défavorable. Par la suite, j’ai étendu mes recherches sur les mécanismes et les répercussions du déficit de l’éveil chez l’enfant plus grand en particulier sur leurs apprentissages. 

2. Qu’est ce qui vous plait le plus dans votre travail ? 

J’aime travailler en équipe, avoir des idées et les vérifier au cours d’études cliniques mais surtout pouvoir appliquer les résultats de nos découvertes en pratique quotidienne et apporter ainsi notre contribution pour améliorer la prise en charge des patients. 

3. Comment ce projet de recherche a-t-il vu le jour ? 

En étant responsable du centre de Référence Narcolepsie et Hypersomnie de l’enfant, je vois quotidiennement des enfants et adolescents qui présentent de la somnolence et des difficultés attentionnelles ayant des répercussions sur leurs apprentissages. Pour évaluer la somnolence, nous ne bénéficions actuellement que de tests subjectifs (questionnaires) ou d’examens en laboratoire nécessitant une hospitalisation sur plusieurs jours. 

4. Quel est selon vous son aspect le plus attrayant et novateur pour la santé ? 

Mettre au point un test rapide avec des marqueurs électrophysiologiques fiables de la somnolence représenterait une avancée indéniable avec des applications dans de nombreux domaines chez l’enfant (troubles des apprentissages) mais aussi chez l’adulte (accidentologie et risque de somnolence au volant). 

5. Quel est votre meilleur souvenir de chercheuse ? 

L’interaction avec les familles, le sentiment d’avoir contribué à rendre la vie meilleure